Éditions Douro "Par la lecture, on s'absente de soi-même et de sa propre vie." Alphonse Karr
La vie de Matthias Loïc raconte le destin d’un homme né sous le signe de l’absence. Son père meurt le jour même de sa naissance, comme si la vie avait échangé leurs places. Contre toute attente, il est sauvé et grandit avec cette dette silencieuse, deve¬nant historien pour chercher dans le passé ce qu’il n’a jamais pu connaître dans le présent.
De la Basse-Saxe aux villages portugais, en passant par le Congo et les rives de la Volga, sa quête personnelle épouse les fractures de l’histoire : exils, guerres, silences familiaux et culpabilités trans¬mises. À travers ses ancêtres — colons germano-russes, huguenots persécutés, aïeule africaine —, il reconstruit une identité éclatée.
En parallèle, il revisite sa jeunesse, avec un amour fondateur et des amitiés indéfectibles, autant, de fragments intimes qui donnent chair à sa mémoire. Le roman repose sur un pacte narratif fort : pour réparer la mort, le père offre une vie sur le papier au fils. Entre érudition et émotion, le récit interroge la transmission, la filiation et le pouvoir de la littérature comme acte de résistance contre l’oubli.
Message de l’auteur :
« Ce livre est né d’un deuil et d’une nécessité : donner une voix à celui qui n’a pas eu le temps de parler. Matthias Loïc est le fils que je n’ai pas perdu, le fils à qui j’ai offert une vie, une mémoire et un amour. Écrire fut une manière de renverser le temps, de réparer l’irréparable. »
Parution : 01/05/2026
Le roman est un récit détaillé qui suit la vie de plusieurs personnages, principalement celle de Carlos et Pedro, à travers différentes époques, de leur enfance au Portugal à leurs vies et expériences en Afrique, notamment au Congo belge. Le manuscrit aborde des thèmes tels que l’émigration, les conditions de travail des colonisés, les tensions culturelles et les relations interraciales.
La première partie décrit Carlos, un jeune migrant de 14 ans travaillant comme docker à Lisbonne, à une période qui précède la chute de la monarchie. Le pays est alors confronté au mécontentement populaire et aux luttes de la classe ouvrière. Il est mis en relation avec Pedro, un jeune homme plus âgé qui se lie d’amitié avec lui. Ce dernier, petit-fils de mineur, a été contraint de quitter son Alentejo natal pour Lisbonne, loin du pays qui l’a vu naître, et ce à la demande de son grand-père, à la suite d’une aventure amoureuse malsaine. Le récit évoque ensuite leurs débuts, leur travail acharné et les conditions de vie des dockers.
Au fil de l’histoire, Carlos et Pedro émigrent vers l’Afrique, où ils découvrent un monde colonial complexe. Ils y rencontrent des personnages tels que le chef Woyo et ses fétiches, des missionnaires et leurs récits bouleversants sur les premières heures de la colonisation, ainsi que des agents de l’administration coloniale aux tempéraments et comportements différents. Leurs parcours illustrent les dynamiques sociales et économiques de la colonisation, ainsi que les préjugés raciaux.
Le récit explore également les relations amoureuses et les mariages, souvent arrangés ou sous la pression des conventions sociales. Par exemple, Pedro doit jongler avec ses sentiments et les préjugés de la société qui l’entoure.
La narration est ponctuée par des réflexions sur la culture, la tradition et les changements sociaux, qui mettent en lumière les défis et les réalités vécus par les Africains face aux colonisateurs.
En somme, ce roman offre un aperçu nuancé des vies croisées entre l’Europe et l’Afrique, des luttes identitaires, des amitiés et des tensions raciales, tout en s’inscrivant dans un contexte historique riche et complexe.
Parution : 2 mai 2025







