Avicen Riahi

Sophie Gruner

Sophie Gruner a eu une vie de peintre, elle a exposé dans divers pays où elle a vécu, Mexico, New York, Londres, Paris... 

Le retour de mémoire a stoppé la peinture, l’écriture s’est imposée pour exprimer dans cet autre langage l’impérieuse nécessité de création, outil qui lui a permis de se retrouver après un tel choc, et de découvrir le plaisir d’écrire.


Ce mot est un appel à l’aide qui fait fuir. La fin d’une longue amnésie révèle une vérité : victime d’inceste par son père à l’âge de quatre ans, une femme, septuagénaire, peintre, est poussée à revisiter sa vie pour comprendre cette vérité qui fait vaciller son identité. Elle découvre son intimité profonde par les phrases qui s’écrivent. Le texte, récit et fiction, suit l’évolution de son vécu, dévoilé par rebonds chaotiques. Il dit aussi la douleur exacerbée par le déni dans lequel se réfugient les proches. 

Par la force de l’écriture, elle retrouve le fil d’un récit posé, celui de la beauté et de la liberté dans une vision artistique qui en est l’ossature. La langue est magnifique, à la fois tendue, rythmée, moderne. Ce récit poétique comporte une réflexion sur la création, la peinture, l’écriture. 


Parution : 01/06/2026